Il y a des mots, des phrases qui sont un peu moi. Qui sortent, qui apparaissent lorsque je jette l'ancre. D'autre sont un personnage. D'autre sont peut etre un peu trop moi...o * o * o * o * o * o
A chaque fois qu'Elle me posait cette question, je la regardais et je réfléchissais.
Elle s'accrochait, me serrait contre elle et se serrait contre moi.
On chantait dans le vent, avec cette sensation de fraîcheur et de liberté amoureuse. Et de folie. On ne la chantait pas fort. On la susurrait. Personne ne devait l'entendre.
Et quand tu écoutes mon c½ur et que tu dis en souriant « T'es amoureux, non ? Elle a de la chance... »
o * o * o * o * o * o
Ils vous dévisagent tout le temps. Surtout quand on est un garçon... Mais si, vous savez très bien de quoi je parle. Etre un garçon. Un mec. Un gars. Un type. Un homme.Vive les stéréotypes... Je vous hais.Je suis sale. Sale de tout, de terre, de sang, de pleurs, de leurs coups et de leur connerie.Pour qu'ils comprennent que, moi aussi, j'ai droit à une vie normale. Moi aussi je suis normal.o * o * o * o * o * o
Il y aura cette chose qu'on se dira tant de fois.
Nous partirons là-bas.
Tu seras à coté de moi. Je ne serais pas loin.
Tu me souriras et j'embrasserai la Lune.
o * o * o * o * o * o
Ne tente pas d'atteindre la surface, c'est trop tard. Beaucoup trop tard. Tu ne peux plus atteindre le rivage. Il est trop loin. C'est fini. Tu es fini.Une larme à coulé. De l'eau dans de l'eau. De l'eau dans un chemin sec. De l'eau dans de la neige.Fuis-moi, évade-toi, déteste-moi. [...] Je ne te veux pas là, va dehors, va toucher l'herbe et le vent. Arrose-les de ton existence... Noie l'herbe.
Et qu'elle crève à ma place...Tout était normal. J'ai fermé les yeux. J'ai oublié cette vie qui n'en était plus une, oublié son existence, mon errance, les autres. o * o * o * o * o * o
L'air me manque mais je veux courir. Je veux sentir la vie, me sentir vivant et non comme une feuille desséchée. Course finie et mains vides. Je n'ai saisi. Tout n'est que poussière ici. Pas un instant à moi, pas un bout, une fin de moi.
Le blanc m'étouffe, je veux le ternir, le salir, le rayer. Mais il reste blanc.
Je mourrais et personne pour me tenir la main. Et pourtant, je lui tendais ! Et pourtant je l'appelais !
Et j'ai senti le son partir.
Et j'ai senti sa force.
Et j'ai senti ma faiblesse.
Je ne deviendrais jamais poussière. Je ne disparaîtrais jamais.
Je serais toujours un rien.
Et puis si... Si c'était trop moi. pas de cachette, une exibition ? Boum, les projecteurs s'allument. Et j'ai froid. Trop exposé ? j'en sais rien. Mais au moins, j'existe quelque part. Fictivement.
Mais je sais que j'existe.