A Quelqu'un

A Quelqu'un
Et si...


Et si vous étiez isolé de tout. Perdue. Seul. Personne que vous pouvez voir. personne pour vous voir. Personne pour vous entendre. Un silence. Un silence cassé par le son de votre voix.



Mais...


Mais avec une simple feuille. Blanche comme la neige. Mais avec un simple stylo. Un simple stylo.



Qu'est-ce que vous écririez ?
Ou, à Qui ?



Une simple feuille. Un simple stylo. Et vous.


Qu'est-ce que vous écririez ?



Une Simple...



Un Simple...



Et...



Quoi ?

# Posté le vendredi 11 août 2006 17:28

Quand le plaisir fredonne dans l'air.

Les vacances bientot finies, je me suis décidé à faire ce que j'ai toujours reporté. Faire ce que je voulais, la vraie volonté. Je prends une feuille, un crayon à papier, de la musique et mon imagination.

Assis parmi tous ces brins d'herbes, ma main esquisse. Je n'y arrivais pas. J'ai décidé de prendre un modele, là, un de ses milliers de modeles sous mes yeux. Je me laisse aller, m'oubliant, voulant dessiner ce que je ressentais. Esquisse, grain, gris, frotement.

Je voulais un contraste. La musique retentit encore. Enjoué, libre, fraiche. Belle et simple. Je souris. Je trace. J'esquisse. Je regarde le ciel. Les nuages. Il est bleu. Il est beau. Puis je regarde l'herbe. Elle me fait sourire. C'est si simple et pourtant ça m'évade tellement.Une autre idée. Le crayon trace, fait son chemin sur un blanc. Ca ne ressemble à rien, ça ressemble à ce que je pense. J'en finis. Mais avant... Je veux m'évader.

Alors, je choisis la bonne musique. Dès les premiers murmures je souris. Je suis bien... Mes yeux plongent dans le ciel. Dans les nuages. Un chevalier qui s'en va trouver une princesse, une chauve-souris, un gentil fantome, des enfants. De la fumée. L'herbe. Une bête monte sur ma jambe, une autre s'aventure sur mon bras. Les brins entre mes doigts. Je ferme les yeux. Sourire aux levres. Je souris comme un abruti. C'est con de se sentir bien avec ce genre de chose. Je suis heureux d'etre con comme cela. Et le moment des paroles qui vibrent.

I loose my mind, when you're around.
Through your eyes, love burns and shines.
Send a kiss man, send a kiss on my lips,
I...

Et dans un murmure...

I am in love today...

Retiens, retiens, pas d'eau. Pas d'eau.

Juste une béattitude.
Juste un sourire.

Juste etre heureux comme ça. Par ça.
Quand le plaisir fredonne dans l'air.

# Posté le samedi 19 août 2006 17:29

Muse : Episode I

Muse : Episode I
Je ne me souviens plus de ce que je voulais faire quand j'étais plus petit... Je me souviens de " Paléonthologue". On s'était "promis" de faire tous ça. On a tous pris des chemins différents. Et je ne sais plus par quel prodige ou quel evenement, mais en CM1, j'ai changé d'avis... "Plus tard, je serais astronome !"
Et voilà que ça me poursuit...


Hier, je suis allé au Pic du Midi. C'était tres tourisistique, ce que je regrette. Mais j'ai réfléchi sur "Pourquoi je veux faire astronome ?". Si on me pose la question, c'est dur de répondre. J'ai regardé le ciel. Bleu. J'ai pensé à de nombreuses photos qui me font rever. Des galaxies, des nébuleuses, des constellations... Et je crois avoir trouvé.

Je crois qu'il me faut deux choses. De la science et de l'art. Je n'aurais pas fait S, je n'aurais pas fait du théatre... Il me faut du concret et du reve. Du cartésien et de l'évasion. Choses peu compatibles.

Sauf... dans l'astronomie. Pour moi.

L'astronomie ou plutot l'astrophysique est une science à part entiere. Calcul, chiffres, trajectoire, ordinateurs, enervement. Une science.
Mais... Mais comment ne pas s'émerveiller devant la Nuit ? C'est si calme, si magique. Je pourrais rester des heures à contempler les étoiles. Vous m'excuserez mes envolées lyriques, mais je n'arrive pas à dire cela autrement. Ca m'apaise. Il n'y a aucun son, mis à part le son de la nuit. Le vent. Les grillons. Et le silence. J'y suis tellement bien que parfois, j'ai les yeux qui brillent. Je suis toujours impressionné par sa grandeur. On ne peut jamais tout regarder en une seule fois. Ca nous recouvre. Ca nous protège. Il m'arrive parfois de détourner le regard. C'est trop beau. Trop. Surtout avec une personne dans la voute. J'aimerais la regarder, mais en meme temps, c'est si beau que je ne peux pas la regarder continuellement.

De la poésie naturelle. Et si belle...

Il n'y a pas longtemps, je me suis dit que les amateurs d'art, ayant de la connaissance dans ce domaine, voit leur plaisir un peu gaché. Ils savent le pourquoi. Pour moi, l'art est une évasion et la perception d'une oeuvre d'art est toujours personnelle. Alors dire que telle chose est la vérité sur une oeuvre, c'est la gacher.
Mais apres j'ai réfléchis sur ma condition. Je sais certaines choses du Ciel. Mais cela m'empeche-t-il d'etre plus technique ? Cela m'empeche-t-il de ne pas etre émerveillé ?
Bien sur que non. Bien sur que non. Alors j'ai souris. J'ai malmené les amateurs d'art pendant un instant...


Lorsqu'on me demandera pourquoi je veux le faire, je répondrais :"Parce que c'est beau. Parce que je peux sourire. Parce que je peux rever. Parce que c'est beau. Parce que c'est moi."

Alors, s'il te plait, ne m'abandonne pas. Tu as si bien accompagné mes pas, tu m'as si bien guidé dans mes reves, tu m'as tellement aidé. Tu m'as fait rever. Ne m'abandonnes pas. Toi qui mets des étoiles dans mes yeux. Toi,

- Je ferme les yeux vers le ciel -

Uranie...

# Posté le mardi 22 août 2006 06:39

Modifié le mardi 22 août 2006 07:49

Muse : Episode II

Muse : Episode II
Le théatre.

Un peu d'art.


Je serais bien mauvais de faire une éloge de cet Art. Je serais mauvais de faire une éloge tout court.
Elle m'a vu un jour, alors que j'avais des bougies pour chaque doigt d'une main. Elle m'a poussé à faire comme la soeur. Elle était sans doute là, dans le public, quand je racontai l'histoire de Crin-Blanc, un cheval à Bascule.
C'est alors que bien plus tard, apres une recontre peu fructueuse avec une autre, elle invita une autre à venir me voir. Depuis elles sont deux.


Grace à elle, il y a eu
Un cheval à bascule

Un garnement

Un comédien de la Commedia dell'Arte

Un présentateur
Un éleve

Un enfant "cassé"

Une fessée

Une personne parlant de couche-culotte
Un clochard

Un paysan avec un air de Cyrano

Une épouse bien bourgeoise

Un éleve turbulent et pas vraiment fin
Un Gerald de Palmas

Un superbe Ken promenant Doggy

Un Jack et ses innombrables maitresses

Un père bourgeois
Un djeun's

Un ami philosophant à partir d'une carpe

Un Kevin muant

Un Michel rentrant dans la peau de son personnage

Un Heinrich crétin
Un moustique stupide et peu honorable de jouer

Un Arnolphe


Grace à elles, il y a eu

Un père désorienté
Un medecin militaire

Un député dansant un tango

Un Lui

Un Perdican qui aime

Un Narrateur.

Il y a eu tant de chose. Il y a eu tant de stress. Il y a eu tant de joie et d'excitation. Il y a eu tant de retrouvaille en moi-meme. Malgré Mademoiselle Probleme-Technique. Blanc, trou, bafouillage, postillons, lumière étainte, musique mal enclenché...

Je me souviendrai toujours de certain role.
Il y aura le cheval à bascule. Ma premiere fois. Mes premieres émotions, mes premiers applaudissements, mon premiers stress, mon premier role. Une premiere fois quoi...
Il y aura l'épouse bourgeoise. Je m'étais vraiment amusé. J'avais rajouté quelque petits trucs. Lorsque j'y repense, je me demande comment ai-je pu jouer sans aucune contrainte mentale, sans le regard des autres. Et puis, ce fut aussi mon premier écrit.
Il y aura Gerald de Palmas. Des pas de danse, de la folie, du play-back, de "C'est la 4 !", de pensée telles que "C'est pas la bonne musique..." "C'est quand qu'il arrete... ?". Gerald de Palmas amoureux du Petit Chaperon Rouge. Beau role. Bel amusement. Je me revoie en train de trouver des pas de danse dans ma chambre...
Il y aura ce Ken rigide. Tout était parti de rire entre ma Barbie et moi. Pendant les répétitions, on s'amusait à rajouter du texte pour déstabiliser l'autre. Les lapins, les oiseaux, les moutons... Puis, j'avais une superbe Barbie. Elle était si bien en Barbie. Je riais toujours à l'interieur lorsqu'elle le faisait. Elle m'a meme glissé au spectacle "J'arrive pas à m'arreter...". C'était superbe. J'aime énormement cette Barbie.
Il y aura ce père désorienté car son enfant à une aile à la place du bras droit. Mon premier role avec Elle. Il rapportait une conversation "Lui, il m'a dit..." "Mopi, je lui ai dit..." etc. ET à la fin, il se leve brusquement et s'énerve. Puis se repose. Ce personnage était torturé. Il devait faire face à l'appel de détresse de sa femme.
Il y aura le tango. Smoking noir. Rose Roug entre les dents. Au milieu. Devant. Avec une bonne danseuse. Avec de la salive, malheureusement... Il y aura la musique.
Il y aura bien sur, le Narrateur. Ce personnage, au bout d'un moment me collait trop à la peau. J'ai travaillé sur lui. J'ai aimé le résultat. Je vois toujours son monde, son travail. Sa finalité. Son histoire. Dur. Ce fut l'un de mes meilleurs personnages. Lorsque je relis le texte, je le vois. Je le vois aller à Cour, je le vois aller à Jardin. Je le vois mettre la blouse, je le vois mettre la casquette. Je le vois la regarder, je le vois s'amuser. Je le vois inquiet, je le vois s'accrocher à un espoir. Je le vois. Je le verrasi toujours. Il sera
toujours là.


Je suis nul pour dire mes sentiments, ce que j'ai ressenti. Le théatre se ressent. C'est mon jardin secret. Ce qu'il me procure, c'est si personnel que j'ai envie de le garder mais aussi de le crier à toutes les personnes que je croise. C'est dans moi, c'est moi.
C'est comme une jambe qui me fait marcher, c'est comme un bras qui me guide, c'est comme une tete qui me fait penser, c'est comme une émotion qui me pénetre par les pores de la peau. C'est l'air que je respire, c'est la nourriture que je mange, c'est le parfum que je sens, c'est le velour que je touche, c'est la musique que j'écoute, c'est le paysage que je regarde, c'est la pensée qui vogue dans ma tete. C'est dans moi, ça ne s'en ira jamais. Ca restera, qu'il en déplaise aux autres. c'est ce qui m'a construit, c'est ce qui m'a rendu plus fort, c'est mon échappatoire.


C'est tellement de chose pour moi. Une histoire d'amour. Aimer. Amour.

Je les aime, ces deux-là. Si elles savaient comme je les aime... Restez penchées sur mon épaules, restez guider mes membres, restez.

Rester, mais ne partez pas.

Ne me quittez pas, Thalie et Mepolmene, ne me quittez surtout pas.





Ne me quittez pas.

# Posté le jeudi 31 août 2006 13:28

Modifié le dimanche 03 septembre 2006 04:40

Et cela fait 15 ans que ça dure.

Et cela fait 15 ans que ça dure.
Pret ?
euh, attendez, mes chaussures...

1
Non, pas encore, j'ai pas mon sac !

2
Il est passé où ce con de sac ?

3
Ah, mais c'est pas vrai !

Partez !
...

...Je m'étonne toujours de voir défiler les vacances à une telle vitesse... Demain, je reprends le chemin de l'école. Arret de bus, machine, arret de bus, brins d'herbe, Travail. Mot clé.
...Avant, aller en prépa m'était égal.
Maintenant encore. Mais je doute de moi. Je me pose des questions sur moi. Le niveau, l'ambiance, les autres, la solitude.
...Je ne sais pas.
4h de devoir par semaine
2h de devoir oraux par semaine

...Ou vais-je ?
..."Sartori... c'est nul. 4/20." Je ne pense pas pleurer et m'apitoyer sur mon sort. Je crois
que je sourirai.
...Cette vie me fait peur. Et si je m'acclimatais pas, et si je ne suivais pas ? Bizarrement, j'ai moins peur de la solitude...

...Moi qui espérait aller à
Toulouse, j'y suis. Moi qui espérait tant aller à Bellevue, j'y suis. Pourquoi je me pose ces questions alors ?
...Les autres seront pareil que moi, je le sais. Mais en meme temps, on ne peut aps consoler quelqu'un qui
dit que tout le monde sera dans la médiocrité ! On ne peut pas non plus consoler une personne en disant qu'il va réussir. Qu'en savent-ils ? Si l'interessé lui-meme ne sait pas...

...Je ne sais pas. Je
suis si difficile dans les relations humaines !

...Appréhension, comme dans toutes les rentrées. Mauvais gout dans la bouche, mauvais sentiment. On se lance quelques regards, on se juge. On rigole d'un faux air. je déteste tellement cette ambiance, je me sens si démunie !


...Ca me colle à la peau toute la journée, dans la soirée. Jusqu'au lendemain matin où je sais que le processus se réiterera...

...J'aimerais voir des sourires dès le début. Et non cette froideur.

...Je ne changerais malheureusement jamais le monde. Et j'en suis bien ravi d'un coté.


...Tout se chamboule dans ma tete. ca se cogne, ca remue. Et moi, je ne peux rien faire.

...Juste attendre et regarder ce spectacle et le spectacle des autres. De l'autre coté.

...J'attendrais et je regarderais le spectacle.


Sans doute irais-je ailleurs.

Sans doute vais-je sourire plus d'une fois.

# Posté le dimanche 03 septembre 2006 05:11