Boum Boum... Résultats...

Boum Boum... Résultats...
Et voilà, je débarque sur la planète STRESS vers 13h30. Apres avoir posté un ptit cheque, je m'asseois à Jayan, vois une amie. On hésité apres... On y va, on y va pas ?
On peut aller voir...


Rien... Il est 14h00... L'amie s'en va quand une autre revient. On parle en dehors de moi d'alcool. "Ou je suis là ? Je me suis perdu". J'ai lancé un "Ou de l'eau c'est bien aussi..." Thibault participe à la conversation...
On propose d'y aller. Moue sur mon visage. Bon... De loin je vois des affiches blanches. Et si... Oh, tais-toi mon coeur, arrete de faire Boum-boum vite !
On monte la pente. BOUM-BOUM. Je me fais sourire. J'arrive aux premier panneau. Ce sont les S. J'aurais pas à courir pour savoir où je suis. Alors... Mon jury, je sais meme pas ce que c'est... On fait au pif... Là non. Là non plus. Ici ? Non plus... Inquiétude. Là... S..."SAR". Oui, ça y est...


"SARTORI Thibault.................................................B"

Sourire, je relis... Je m'énerve à me gourrer de ligne..

"SARTORI Thibault.................................................B"

Eh ben non... Petit Sourire. Grand sourire. Respire mon grand, respire. Bien. Mention Bien. C'est drole, je me sens libre, et j'ai envie de courir, et ne plus m'arreter. Courir en souriant... Je me contenterai de sourire simplement. Non, mention Bien ?! Super, extra. C'est fabuleux cette sensation ! Respire mon grand... Trois coups de fil. Je me décida d'aller chercher mes notes... J'entends un "Thibault !" Ah, c'est ici... J'embrasse mon ancienne prof de bio. Elle me félicite. Oui, B, je sais... Je sais et pourtant, j'en souris encore... Je me dirige vers la madame toute seule. Tu signes là... Voilà. "Et Félicitations." Merci..."
Et Vlan, j'ai une feuille verte toute belle devant moi. Je l'inspecte vite fait.


Mes notes de Français. Je les savais... 10,5 de moyenne.
Mathématiques................................ 15/20 (Un Oh dans ma tête, bien que d'apres mes calculs ça tournait autour de ça, le voir écrit, c'est 100 fois plus beau.)
Physique-Chimie.............................. 16/20 (Sourire)
Biologie........................................... 14/20 (HEIN ? y'a pas un ptit problème par là ? Mon TP a foiré, et ma dissert ne valait pas 4/8... 14... Grande surprise...)
Histoire-Géo..................................... 11/20 (Ca ne m'étonne pas. j'ai toujours eu par là.)
Anglais............................................ 09/20 (Petite deception. je pense que ça méritai 11 quand meme.... Connard/Connasse.... Lalalalala...)
Espagnol........................................... 11/20 (Putain, j'ai la moyenne !)
Philosophie....................................... 14/20 (Ma meilleure note de l'année. je suis content, car ça récompense ma journée de Philo non stop. Il y a un heureux qui respire icic bas...)
Sport............................................... 12/20 (Je le savais, mais j'ai la moyenne en sport ! c'est incroyable quand on voit comment je suis taillé...)
Epreuve Falcultative, Théatre - Expression dramatique...
Là, je regarde la colonne.... 14... Ouais, je suis un peu content, mais quand meme déçu... Et... EUh, non, pourquoi y'a un autre chiffre à coté... C'était les points que m'avait donné l'option. je regarde ma vraie note...

17/20.

...

Frissons. Sourire, sourire, Frisson qui interromp l'eau d'arriver dans mes yeux. c'est tres ocn de pleurer pour une note... Mais cette note là (excusez du style), c'est une note de ma vie laissé derriere moi. Le théatre, cette excuse qui peut vous permet de ne pas etre soi-meme légalement me suit depuis mes 5 ans. Avec une coupure de 3 ans mais avec l'excuse multiplié par 2 pendant 3 ans...
Cette note, c'était un peu comme si on reconnaissait mon travail, on reconnaissait une grande partie moi, ce qui m'inspire, ce qui me fait moi. Ce qui est moi. Ce que je suis.


C'est tellement superbe. 17, en théatre. Souris mon brave, profite de cet instant offert. Souris, c'est tellement beau les gens qui sourient...

Un vent frais de bonheur me carresse la joue. Envie de devenir Le Fils du Vent. Envie de courir. Envie d'avoir des frissons, envie de passer devant un conservatoire. C'est si beau...

17... Ma meilleure note. 17.... Dire que cela fait 4 ans que je sais que je voulais faire cette option, et 2 que je sais le texte que j'allais joué... On me remercie avec un petit 17, mais grand dans ma tête.
Souvent, on ne sait pas quoi dire quand on a une certaine émotion. Grande surprise, grande colère, grande joie...
Mes mots ne me viennent pas. Mais je regarde encore cette feuille, les yeux grands ouverts... ET le sourire aux levres... Je m'arrete sur mon 17 qui résonne... Avec mon "Bien"... Tout ça s'envole et je le regarde danser.



17...


17.


Il va bientot pleuvoir.

C'est grâce à cette Anna que j'ai eu le droit de toucher la belle lettre que voilà. Merci.

Puis j'ai observé les autres gens. Crie de joie, pleurs, "Tu l'as !!!!!!!", course. J'aime voir les gens heureux. Si je pouvais rester comme ça, à les regarder. J'aime leur joie, leur joie exprimée. Je suis heureux. Là...
Ivresse du Bonheur, danse encore autour moi. J'aime ta présence sur moi et les autres.


Malheureusement, tout le monde n'a pas eu droit à cette ivresse, et je dois jouer les professeurs. J'aurais tellement aimer ne pas les jouer. Envie de voir cette personne ivre aussi. Il faut que je retrouve ma robe de professeur. Que je n'aime pas... Envie de voir les bonheur rentrer dans ses petits coins qu'il a oublié.

# Posté le lundi 03 juillet 2006 16:27

Modifié le lundi 03 juillet 2006 16:59

"Nudité visuelle et maigre. Le tout en chanson..." Pense-je.

"Nudité visuelle et maigre. Le tout en chanson..." Pense-je.
Vous connaissez tous Christina Aiguilera, une chanteuse. Je ne peux pas trop développer, vu que je ne sais pas vraiment ce qu'elle chante. Elle trimousse ses fesses sur des gars, ce qui est purement intelligent... Mais j'avoue, qu'elle ne fait pas que cela. Elle a une chanson, qui est tout bonnement superbe. Beautiful. De plus son clip correspond bien avec la chanson. Il trace quelques portraits... Mais je me retrouve un peu dans ses personnages. La Maigre, Le Punk, Le Petit Garçon voulant etre Grand...
La chanson passe un message. Oh, je sais, c'est facile à dire, facile à chanter, mais une fois vu le clip, elle prend un autre dimension. Comme si on connaissait la souffrance des autres. Hurm...
Un personnage que je trouve vraiment attachant. Un personnage que j'affectionne particulièrement :


La Maigre.

Il y a les photos à coté. Je sais qu'un nombre d'entre vous diront "Ah..." ou "C'est horrible, on voit ses os...". Oui, on les voit. Vous avez peur ? Pourquoi se voiler la face. On les voit. Et je trouve que cette fille joue tout simplement tres bien. Elle apporte un coté dramatique dans son personnage. Moi, je la trouve vraiment belle. Oui, elle est belle, elle rayonne. Surtout quand elle sourit. Elle a une satisfaction qu'on imagine que rien ne peut ébranler. Une forteresse. Je sais, elle a l'air endormi, et c'est tres drole. Des que je l'ai vu, je ne l'ai pas trouvé endormi. Arretons de nous buter à ce genre de petites futilités qui ne servent à rien et qui ne font rire que nous meme. Ouvrez les yeux, et cherchez. Ce n'est pas un mur, il y a autre chose derriere ! Beaucoup resteront devant lui, car c'est un mur. Moi, je passe à travers, et continue mon chemin sur l'image que véhicule cette fille. La Maigre.

Je comprends pas les gens qui disent cela. "Elle a l'air endormi." Mais voyez à travers de cette simple image, bon sang ! Je la vois comme un message. "Riez, je m'en fous." Oui, c'est un peu ça, un peu comme si elle riait de vous avant que vous riiez d'elle. Elle a tiré en premier, et vous n'avez rien remarqué. Toucher en plein milieu de la tete. De vos sourires.


Qu'est-ce qu'elle est belle, cette fille là... Elle dégage un truc de beau. Son sourire est vraiment émouvant.

J'imagine son histoire. Oui, je sais c'est un clip, on ne demande pas cela, c'est juste un truc promotionnel, histoire de faire vendre plus de CD. Mais je me le demande. Pourquoi en est-elle venue à se regarder dans un miroir, de le casser ? Et de sourire ? Je passe à travers les barreaux, et je me vois entendre les débilités qu'on débite sur les Maigres. Pourquoi nous sentons nous obligé de nous faire rappeler qu'on est Maigre ? Que dis-je, maigre ?! Mince, bordel, mince ! On ne peut rien dire aux Gros. Les pauvres petits. Ca pourrait les vexer. Et on ne veut, bien sûr vexer personne. Alors, on se rabat sur les Minces, qu'on fait passer pour Maigres.

"Qu'est-ce que t'es maigre, toi !"

"Il est grand, mais maigre, ce petit...."

Cela me fait penser à une histoire. Une discussion inopportune qui m'est arrivé l'année derniere. Apres des leçons sur les diabétiques, on a appris qu'ils mangeaient beaucoup, mais qu'ils étaient minces.
Voilà, je mange mon deuxième sandwich. Je dis :" J'ai encore faim, dis-donc."
Et là, une personne dont le nom ne sera pas dévoilée, j'ai pas envie. En fait, c'est Nolwenn autant voir le résultat. Réaction totalement décalée, et pathétique.
- Thibault, t'es sûr que t'es pas Diabétique, tu manges beaucoup et t'es tout maigre !
- Nolwenn, tu sais, si moi je suis maigre, toi tu es grasse, ok ?! C'est E-XAC-TEMENT pareil...

C'est sur, pauvres petits gros, ils vont pleurer. Les Maigres, non. On ne sait pas par quel prodige de la Nature, ils ne sont pas affectés par les railleries sur leur physique. Alors, les Gras, arretez. Soul
evez votre tas de graisse, et marchez à coté de nos os proéminents... Quand on se fait traiter de Maigre, c'est légal et socialement reconnu. Mais lorsqu'on insinue à un Gros qu'il est gros, on est montré du doigt et on passe pour une personne qui n'a pas de coeur.
Remarquez... Un Gros peut se faire appelé par beaucoup d'adjectif; Personne grosse, enveloppée, forte, avec embonpoint, Grosse vache, Bibendum, avec un peu de bidon. Toujours l'euphémisme est requis ici.
Pour les Maigres... Euh... Aucun euphémisme à l'appel, pas d'autre object, à part Sac d'os, Peau sur les Os, cure-dent (en italien, c'est plus élégant, mais tout de meme). Aucun adjectif nous valorisant.
Bon dieu, le monde fait quelques fois pitié.


C'est blessant "les Gras", isn't it ? Les Maigres, c'est tout aussi blessant... Alors, s'il vous plait les Gros, cessez de critiquer ce que vous jalousez, nous sommes aussi des etres humains. Les Gros n'ont pas le pouvoir sur les moqueries... Nous avons la moitié...
Si je suis maigre, vous etes tous gras.
Pauvre de vous...



Excusez-moi, je me suis un peu éloigné, mais je tenez à partagez cette pensée que je trouve important chez nous, Hommes.

Revenons. Je voulais aussi vous parler de la 3e image.
Miroir cassé. On dit sept ans de malheur. Moi je dis une seconde de répit. On ne verra plus l'image qu'on transporte. Notre laideur qui nous fait peur. Nos petites malformations qu'on aimerait faire disparaitre. La poitrine, les jambes, les pieds, les mains. Quelques fois il m'arrive de me regarder dans une glace. Nu. Sur Mars, on dit Strip tease. Envie de casser le miroir. De le briser, je m'en fous des 7 ans de malheur, mais laissez-moi une seconde de répit, laissez-moi souffler. Respirer. Marre de ce que je suis. Puis apres je revois cette fille, insouciante, maigre, ses côtes qui dépassent. Et pourtant... Elle est heureuse là. Elle est heureuse. J'ai envie de recoller les débris de miroir pour m'affronter, et sourire à mon image.
Et etre heureux.






A mon tour.

# Posté le vendredi 07 juillet 2006 11:09

J'ai peur...

J'ai peur...
La solitude n'a rien de tres bon chez moi.
Quand je suis seul, chez moi, ne pouvant rien faire, ne pouvant pas esquiver mes questionnements en regardant la télé, en lisant, je ne l'aime pas.

Alors je réfléchis.

Et j'en viens à me poser la question sur : De quoi ai-je le plus peur ? Il y en a qui répondront les araignées, l'eau, l'emprisonnement, la foule, et des tas, des tas d'objets, de choses matérielles. Bien sur que je n'aime pas les punaises, la méchanceté (ce que je viens de dire est tres con. "Oui moi j'aime quand on est méchant avec moi !"... Elle est où sa camisole ?), et des trucs dans le style... Mais il y autre chose.

Je ne peux pas dire que ça arrivera car je ne veux pas que ça arrive. Je me fous de voir l'Apocalypse, les gens mourir, la Terre exploser, une invasion. Non, c'est pas ça. Non c'est pas...

Si je m'enferme dans cet esprit et que je ne peux plus m'en sortir ? Si je vois que je regarde s'éloigner ce que j'ai été ?
Je ne sais pas ce que je ferais. Rien. Ouais, rien sans doute. Pour moi, cela sera normal et je protesterai quand on me dira le contraire.
J'ai des principes. Dans la vie. Ces cons de principes qui me font faire des choses parfois débiles. Que certaines personnes, pour ne pas dire tous, ne comprennent pas. Il y a des choses que je ne peux pas faire. Je ne veux pas rentrer dans leur jeu. Dans le jeu de ces choses-là. Mais si cela venait à se détruire? A se rompre ? Que je voie ma vie partir en fumée, comme ça ?! Quelques principes ne sont pas graves. Non. Certains ne le sont pas. Mais...

Quand je me regarde dans un miroir. J'ai peur. Je ne sais pas ma route. J'ai peur de la prendre en arriere, de ne plus savoir où aller. Ne me perdre quoi ! De voir les regards dégoutés sur moi, des regards qui me jugeront. Alors, alors que...Alors que j'aurais eu ce meme regard ! Mais si je suis de l'autre coté de la rive ? Je ne pourrai rien faire à part... A part regretter et etre rongé par le remord. Je me poserai la question de savoir pourquoi un principe ne m'a pas empeché de le faire.
Pourquoi ne m'a-t-il pas lancé cette corde que j'esperai lorsque je tombais ?
Pourquoi m'a-t-il quitté ?

Pourquoi me regarde-je avec un gout si aigre dans la bouche ?
Pourquoi n'a-t-il pas dressé son mur d'interdits qui l'a si bien fait avant ? Qu'ai-je fait pour voir ma chute ?

Pourquoi suis-je cela ?

Bon sang, mais j'ai peur de ça...

Si ma main n'était plus la mienne. Si mes pensées n'étaient plus les miennes ? Si mon corp ne m'appartenait plus ? Si je faisais des pas pour m'éloigner ? J'aimerai tellement courir loin de moi. Courir devant et ne plus me retourner. Je me cacherai. J'essuyerai les quelques gouttes mais je continuerai à courir. Je ne peux pas m'arreter, comme ça ! Je peux pas ! Je fermerai les yeux, je me débattrai mais je ne voudrais pas voir la vérité. Meme si je la connaitrai. Mais la voir... la voir me parler... me regarder.
Ça non, ça je pourrai pas. Car je devrais accepter. Et je ne peux pas. Personne ne pourrait accepter !

Regarder. Lui. Tout en étant paralysé... Et simplement regarder un mauvais film. Un film écoeurant. Y être forcé.


Ça, je ne pourrai pas.

Je n'en aurais sans doute pas consicence. Ce qui est peut-être pire. Persuadé d'etre normal tout en ne l'étant pas, mais ne le sachant pas. Et voir que le monde n'est pas comme moi et ne pas comprendre le mal. Ne le comprenant pas.

J'ai peur.

Si pendant que je les faisais, je me voyais. Je me voyais à travers ces yeux. Et que ça me degouterai...

Ça. C'est ça qui me fait peur. J'ai tellement pas envie...

Si je le regardais. Devant moi grâce à une plaque argentée... Si cela devait arriver. Je ne pourrai pas lutter. Ce serait trop lourd pour moi. Puis... Lutter, c'est lutter contre quelque chose. Quelque chose qu'on a conscience. Et je ne veux pas.
J'ai peur de voir du Blanc. Peur de sourire comme il fait. Peur de le jouer. Peur de manger que ce qu'il mange. Peur d'etre satisfait par les même choses que lui. Et de les aimer. Non. Non
ça je ne peux pas ! Je... Non c'est pas possible ! C'est... inhumain, c'est indécent, c'est abject ! C'est si pathétique et affligeant. Et je les verrais passer. Et m'en satisfaire...
Cette vision m'est dérangeante. Et je ne peux meme pas me le figurer. Car ce n'est pas moi-meme. Mais si cela devait arriver... Quel souvenir de la chute, quel sentiment ? Je ne peux pas mettre des mots. Car on me sourira gentillement avec ce faux sourire qui se veut compréhensif. La compréhension est si dure, si difficile. Et dans ce cas là... Elle est quasi-inexistante. Absente. Une erreur. Je veux rester dans le flou. Comme cela, la compréhension absente est justifiée. Et je me dis juste qu'il n'ont pas compris ce que j'ai mis.

Oui... C'est sans doute cela.


Peur de m'en moquer.
Peur d'y réfléchir.

Peur d'avoir peur.

Peur de ça.






J'ai peur.




Moi

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 16:48

J'en ai eu marre...

Une pensée vagabonde pour...

Pour mon bout de Grany au chocolat qu'on a pris pour une carrie (on évitera de manger avant d'y aller),

Pour avoir servi de publicité à la SCNF,

Pour avoir failli vomir sur lui quand il m'enfonçait une épaisse pâte saumon,


Pour mes charmants élastiques qui m'ont habité pendant un bout de ma vie,

Pour mes canines qui m'ont fait mal,

Pour l'aiguille enfoncée,

Pour le liquide précieux qu'elle déversait dans ma gencive,

Pour le doigt que j'ai mordu car je ne sentais plus
ma bouche "Là, tu me mords le doigt.." "Oh 'a''on" (Traduction : Oh Pardon),

Pour le frein qu'on m'a gentillement enlevé,

Pour le sang que j'ai vu coulé,

Pour le mal,

Pour ma mauvaise humeur,


Pour avoir refermé les pores de ma peau à cause de ma bouffée de nerfs et de lassitude apres la fause délivrance,

Pour les lois de la physique qui ont déclaré "Tiens si on disait que l"eau gelerait à 0°C !?", ce qui m'a beaucoup servi,

Pour les bouts de cire qui empechaient le train de passer,

Pour les nombreuses fois où ma joue
s'est coincée dans un fil. Ca fait mal.

Pour les fois où je me suis coincé un capuchon de stylo et que le prof disait juste à ce moment là "Qui veut passer au tableau ?",

Pour les fois où mon pull a souffert entre le fer et l'email,

Pour les semaines où je n'ai pas pu dire "tu",

Pour les postillons que j'ai offert aux gens, en parlant, sur scene...


Pour le génocide de schtroumphs que j'ai soi-disant mangé,

Pour le "Je prefererai avoir les dents pourries que de porter ça !" qu'un gentil garçon m'a déclaré,

Pour le fil, rouge, que j'ai vu agréablement sortir de ma bouche. "Il est super gros !",

Pour l'elexir rouge qui desinfecte ou je-ne-sais-quoi,

Pour les "Tu avales mal.",


Pour les radios "Mets ta tete un peu plus à droite. Releve là. Plus à gauche. Un peu à droite. Baisse un peu...",

Pour la haine des gants en talc "Vaz-y tu mets les gants et tu disseques... Je te tiens la grenouille..."

Pour la fois où j'ai du en mettre "Je suis vraiment obligé ?"

Pour Hamtaro,


Pour les fois où j'ai souris sans me cacher. Car cela ne sert à rien.

Pour...



Pour cela, je leur dédicase la photo.
Je fais peur, et alors ?


Un jour, je mettrai : "Pour mes dents perdues"... Faut franchir le cap... J'espere que ça sera dans tres longtemps...




Gloups...
J'en ai eu marre...

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 05:50

Modifié le dimanche 30 juillet 2006 14:47

Nouveau

C'est bizarre...
C'est la premiere fois que je ressens ça. Je crois que ma classe me manque. C'est bizarre car jamais je n'avais ressenti ça.


La classe de 6e fut l'une des pires. Elle ne m'aimait pas et elle me le montrait. Moi je ne l'aimais pas. Et je ne le montrait pas. J'étais trop jeune, pas assez dur pour affrontrer les Autres. Je trainais toujours avec Avril Lavigne (j'ai de la chance, je sais...). Mais elle m'a sorti quelque chose d'énormement blessant, alors que je la croyais mon amie. Je lui ai écrasé le pied, lentement, en prenant mon temps. Elle avait mal. Tant mieux. Mais c'est un peu à cette année où on s'amusait à jouer à cache-cache dans le studio de musique, à écouter de la musique le vendredi apres-midi. Bref, on s'amusait. On faisait un peu de bordel... On s'amusait.
Pour ceux qui ne savent ce qu'est le studio, c'était une petite piece juste à coté de la salle de musique où on pouvait y aller à condition de travailler le chant, la flute... Et comme je faisais parti de l'orchestre, et Avril Lavigne de la chorale...
Bref, j'ai haïs ma 6e. Et je les haïssais.


La cinquieme est venue toute seule. Petit rebelle. Premier amour. J'ai fait la connaissance de certaine personne avec lesquelles je m'entendais bien. Et meme un garçon, c'est pour dire. "Elle a pris en otage nos copies." C'était débile, mais bon...
Je n'étais pas moi-meme cette année-là. La crise d'adolescence était surement à cette periode. Rebelle... On aura tout vu... J'ai meme eu un 20 en dictée, une fois.


La quatrieme... On était la pire classe. Ils foutaient le bordel, et j'en avais vraiment marre. J'ai retrouvé l'esprit de la 6e. Gamins. Je ne me souviens plus trop de cette classe. J'ai voulu l'oublier. Et je crois avoir eu raison.

La troisieme. Bizarrement, c'est ma meilleure classe du collège. Et pourtant, je ne parlais pas avec tout le monde. Comme d'habitude. Je ne m'integrais pas à la classe. Parce que je n'avais rien à dire. Les autres ne m'interessaient pas. Mais c'est l'une des rares classes que j'ai trouvé intelligente. Et puis, c'est l'une des années où j'ai encore un souvenirs où j'étais encore intelligent et raisonné. Plus les années passent, plus j'ai tendance à voir mes réactions antérieurs comme puériles. Enfin, je retrouve un Autre. Sans doute à cause de ça que je vois mes actions intelligentes...
Bon, j'ai eu un 0 en orthographe... Je descends, je descends... Et puis aussi, c'est cette année où je me suis éloignée de certaines personnes. Certaines me prenaient pour un inculte (ravalement de salive), d'autres pour leur meilleur ami. Mais c'est aussi cette année où je garde de nombreux souvenirs avec une personne. C'est là où on s'est beaucoup rapproché. Et je m'en vois heureux.
Et puis aussi, début d'un véritable amour.


La seconde arrive. Lycée nouveau. Classe avec pas mal d'abruti. Mais j'ai noué des liens. Meme si tout le monde a été éclaté apres. La chose que je me souviendrais le plus dans cette classe, c'est le fait de voir en classe mes amies. Dommage. A part ces personnes, les autres ne m'interessaient que peu, voire pas du tout. Quant aux amoçurs, ce fut une véritable catastrophe.

S'il y a bien une classe que je n'aime pas du lycée, c'est bien celle-ci. J'étais à la rue. Je ne parlais qu'a tres peu de personnes. Les autres me paraissaient puériles, ou ininteressant pour moi. Je n'avais rien à leur dire ! Comment peut-on engager une conversation avec des gars qui parlent de "T'es trop con, pourquoi t'as pas voulu coucher avec elle" ?! dans les vestiaires. Le sport a été une catastrophe, Garçons et Filles séparaient. Moi qui m'entends bien surtout avec la gente feminine. Je meurs, je rale le vendredi, j'espere, et j'économise ma salive. Horreur. Je parlais surtout à une seule personne. On était amis. je pense qu'on l'est encore, meme si cela va s'affaiblir petit à petit.

Et vient la Terminale. bien qu'au début, elle ne m'inspirait pas, me voilà en train de la regretter... J'ai fait la connaissance de personnes qui m'ont plus ou moins marquées. Et dans cette classe... J'étais... Moi. Au début, cela m'a fait bizarre, et je ne savais pas vraiment réagir. J'étais gauche avec les gens, et me prenait pour quelqu'un de bizarre. Puis apres je me suis découvert. Bon, je vais un peu vite en besogne. Oui, j'étais naturel. Mais pas vraiment. Je ne montrais qu'une partie de moi. Un petite partie qu'on peut supposer etre une intégralité. Mais, c'était une partie de moi ! J'ai meme fait la connaissance d'une personne masculine. Le mur se fissure un peu. L'armure se fissure. Je deviens de plus en plus moi au fil des mois. Un jour j'arrive en bretelles. C'était moi. On a ri, je les pensais plus mature. Les garçons me regardaient en coin avec un rire caché dans leur bouche. Mais je suis moi, et leur ricanement me passent au-dessus. C'est à cette année où il me tardait un peu d'aller en sport car je m'amusais, et les résultats le montrent. Je retrouve une personne qui était avec moi dans les premiers pas du cursus scolaire. Je trouve des gens avec qui je ris beaucoup. Je sors mes blagues pas drole. Je suis moi. J'ai aimé cette classe. Je n'avais plus ce ressenti de ne pas vouloir y aller. Là, j'avais envie. Envie d'aller bosser et au lycée. Et je m'en suis sorti. Puis j'ai trouvé la Gentillesse. "Merci d'etre toi-meme", caché derriere la photo.
Sourire.


Oui, j'étais moi-meme, du moins, plus que toutes les autres années réunies. Je me suis retrouvé à travers les gens. J'ai ris beaucoup plus que les autres années. Je vais en retrouvé peu l'année prochaine. Je ne veux pas dire de nom, ni meme faire de compliment, bien que beaucoup de chose écrites peuvent y faire penser. C'est seulement ce que je ressens, et c'est gentil, alors... J'ai souris beaucoup plus que les autres années. Vomir dans cette classe ne m'aurait pas dérangé.

J'étais une partie de moi.



Et j'en suis fier.
Nouveau

# Posté le vendredi 04 août 2006 06:02