Mon chez moi.

Tête dans le cul, on prend l'autoroute. Arrivé à Toulouse, on visite et on repère.

Premier rendez-vous. Les propriaux sont assez spéciaux. "Il est sérieux ? Il va faire quoi ?"... Mais on s'en fout, je veux un toit ! Etat des lieux. Hall vaste et éclairé. Première avancée. Un peu sombre. La seconde est assez sombre aussi. Il ouvre la porte. N°19. Tout blanc. Mouais, pas mal, j'aime bien. Assez profond, rangement un peu partout. Salle de bain... Ma minceur me permettra d'atteindre les WC, c'est déja bien. La douche a encore de la rouille, le miroir un peu sale. Sinon, le reste est pas mal ! Malgré le blanc par tout.

Deuxième appartement, ou chambre d'étudiant. Ridicule. Vraiment petit. La fille avait un Clic-clac pour lit. Et je ne me vois pas déplier, replier, déplier, replier... Argh... On sourit, et on s'en va...

Troisieme appartement, après une pause pour manger. 6e étage. On ouvre. Vraiment tres bien. La cuisine est presque séparée du reste. Des étageres au fond, une étagere couvrant tout le mur, mais je me pose encore la question... C'est une étagere ou un banc ? La salle de bain, est assez spacieuse, et claire (je ne vise rien.). Mais... Mais... Trop loin, pas envie de me taper 5km tous les jours avec des montée et des descentes... La femme nous en propose un autre, une visite. 400 ¤. On tord un peu le nez, mais on accepte de le visiter. Il est plus spacieux, c'est un T1 bis. Et plus proche. Visite à 17h30.

Et là, catastrophe. "Rien ne va plus", comme une certaine personne dirait. On appelle une autre agence. Elle nous propose de passer devant l'appartement, sans elle. On passe. Chemin des fleurines. On s'attend, à des fleurs et tout ! Mais pas du tout. Tout est gris, tout est sale. Dans le premier appartement, on a envie de pleurer tout est immaculé. Dans celui-ci, meme rien que l'exterieur, on a envie de se tirer une balle... Mes parents et moi ne voulons pas. pas envie de déprimer, et de me voir pendu. L'autre agence nous appelle et nous dit que la visite est annulé car le monsieur ne veut pas louer à un étudiant. Discrimination mal passée de mon coté.
Puis on plonge. On ne trouve plus rien. tout est pris, tout est dans des résidences étudiantes. Et je ne veux pas. Bien sûr, je m'en serai accomodé, mais quitte à choisir, je ne veux pas. Tous pareil. Pas de particularité. Mal à l'aise.


Soupir...
On fait quoi ? Apres réflexion dans un Mac Do où on peut écouter de la musique (j'ai pas compris comment ça marchait...). Verdict. On prend le premier ?


C'est parti. On nous dit qu'on nous le fera visiter vers 18h30. On attend. On nous rappelle. Problème. L'étudiant est-il bien sérieux "parce qu'il aura comme voisin un futur ingénieur (le mot qui fait rever bien des parents, sans trop vouloir ce que ça veut dire...)" ? Mais qu'est-ce qu'il y a Mémé ????!!! J'en pouvais plus, commencer à me voir coincé entre quatre murs impersonnels. Non, je ne veux pas !
On revisite. Local à vélo (j'imagine une seconde ma prochaine bicylette en fer...).



"On le prend."


Voilà, mon chez moi. Tout blanc. Je ne vois pas ça comme "pur", mais comme "triste". Triste à mourir. Vive la couleur ! Je serai désormais (si j'ai mon bac, hein !) à la résidence des Acacias (mon dieu, quel nom horrible...), 13 rue des sanguinettes (tout cela est joyeux, hein ! Moi, ça me fait plus penser à des anguilles...) à Rammonville. Mais c'est tellement plus pratique. Beaucoup plus près que le centre de Toulouse. J'ai une pharmacie pas tres loin, un bureau de tabac, un Picard, et un Leader Price (moi qui espérait me changer de nourriture... Biiip, error.)...

Il me faut maintenant des couleurs. J'ai envie de prendre mon pinceau et de faire des trainées de rouge, de bleu, de vert, de jaune, d'orange, de violet, de marron, de vert citron...

Envie de laisser courir mes pensées là-bas, et de les voir s'amuser dans ces murs-là...
Mon chez moi.

# Posté le jeudi 22 juin 2006 16:55

Dernier levé de rideau. Spleen entier.

Dernier levé de rideau. Spleen entier.
Voilà. C'est passé. Mon jugement sera faussé. Car toujours après un spectacle, je suis pas très bien. Sensation que j'ai du mal à expliquer. Une fille peut témoigner, vu qu'elle a dû supporter cet état que j'ai eu pendant une semaine après un ratage total - mais maintenant j'en souris - dans un festival. Ben voilà, j'ai toujours cette sensation après.

Alors voilà, je connaissais mon costume de ma première scène. Que je trouve marrant. Mais l'autre était pas très clair. Je ne savais pas à quoi il allait ressembler. Une comédienne me l'apporte. Une queue-de-pie vraiment jolie ! Vraiment très jolie. C'est tout beau ! Je monte l'essayer, à peine petite sur les épaules, mais pas grave, elle est très belle. Je me pose des questions existentielles comme celle sur ma coiffure. Je descends, je traîne, je répète mes pièces. Là, ça allait. Bizarrement...


On répète le salut. Je ne vois pas ce qui se passe du côté Cour. Alors petite explication pour les néophytes. Jardin, c'est à gauche pour le spectateur, et Cour, ben c'est le coté droit. On fait tout par rapport au spectateur. On lui doit bien ça. On ne serait pas là, sinon.
On sait qu'il y a du monde. On le voit sur l'écran dans les coulisses.

Puis, je me prépare avec Marine, mon Agnès.

Caché derrière le rideau, on stresse. Je profite de ce stress. Je l'aime bien. J'essaie de trouver l'ouverture. Un technicien nous dit que ça va bientôt commencer. Il est mignon... La musique retentit. Et Lumière.

J'ouvre à grand. Je me promène. La suite, certains la connaissent. Je dis mon texte. Je dis mes apartés, mes « Ah suppôt de Satan, exécrable damnée ! », très facile à dire d'une manière naturelle. Je fais ce que je peux, mais j'essaie de l'oublier. Autant chasser les mauvais souvenirs à la naissance ! J'entends des chuchotements. Au premier rang. Qu'est-ce qu'ils ont les débiles devant ? S'ils sont là pour parler, dehors, ils peuvent très bien parler. Si ça les fait chié, qu'ils se cassent ! Je trouve que c'est totalement irrespectueux envers les comédiens. Et je trouve ça assez puéril, à croire qu'ils ne sont pas assez matures pour se taire dans
un théâtre. Le respect des acteurs, ils en ont pas conscience... Je ne m'excuse pas de m'emporter, même si je pense connaître les gens chuchoteurs, mais ça m'a très énervé.

Puis, je dis ma phrase, mais je n'ai pas réfléchi. « Mais pour guérir du mal qui... » Là, je me rends compte que j'ai sauté tout un passage. Un pont sympa à dire, et marrant. Qu'est-ce que je fais ? Je... Je continue ? « ...dit qui le possède n'a-t-il point exigé de vous d'autres remèdes ? ». Et... Et merde ! C'est quoi la suite ? Je vois très bien où on en est dans le texte, je le vois visuellement. Mais... un trou... Je me rapproche, je réfléchis. Ca vient pas. Je m'approche. Je fais attention aux souffleurs. J'entends des chuchotements. Mon Agnès qui devient Marine et qui me souffle. Il ne faut pas. Mon oreille n'entend pas. Silence dans ma tête. Mais bon sang, soufflez bordel ! Tout le monde le voit que j'ai un trou, alors autant écourter mes peines. Je bidouille une phrase « Comment cela s'est passé ? ». Vive l'époque de Molière... Je reprends pied, mais je me suis trop rapproché. Tant pis. Je fais le pont. Je pense à une certaine demoiselle lorsque je dis « Je souffre en damné. ». Et là arrive mon aparté. C'est assez bien de parler directement au public. Lui, il s'en fout, mais pas moi. « Est-ce que c'est mal fait ce que je vous ai dit ? ». A mon tour. Je redis ma phrase, mais je la redis vite. D'une traite. Hop là, débarrassé ! Une autre phrase me faisant toujours penser à la même demoiselle. « Ah vous ne savez pas ce que c'est que ça foi ! ». Je lui avais répété des tonnes de fois... Puis, je finis mon rôle. Content de moi sur la fin. C'est l'une des seules fois, voire la seule, où je n'ai pas eu de gros blanc, ce qui casse tout...

Noir, je vais aux coulisses, prends ma queue-de-pie, sans trop de regard vers les autres. Je monte les deux étages. La costumière frappe à ma porte, et me demande un truc, j'ai oublié. Je lui demande si ça s'est vu mon blanc. Elle me dit ne pas vouloir me mentir, et que ça c'était vu. Je préfère nettement ça que « Mais non, pas du tout ! »... En souriant, et en passant vite à un autre sujet... Bon, je me change dans un costume qui me va un peu mieux. Superbe queue-de-pie...

Je redescends, parle à quelques personnes de mon blanc. Je revois ma Camille. Là, elle ressemble à une future religieuse, et beaucoup moins à une femme du Moyen-Âge. Les autres ont bientôt fini. On nous fait signe de rentrer. Je vois Armande s'en aller, en colère et (j'ai oublié le nom) soufflé. Noir. On s'échange des merdes. Camille arrive en premier, Perdican la suit. Et là, je ne sais pas si ça s'est vu, mais j'ai levé mes bouts de tissus, comme un Grand, pour m'asseoir. P'tit plaisir.
Lumière.
On joue le texte. Je tente d'articuler. J'aime bien le moment de « Ainsi vous me le conseillez – Ainsi tu ne crois à rien ? ». Que je voyais vraiment enchaînée. Bon, ça s'est peut-être ressenti. Encore avec « Cet amant-là n'exclue pas les autres. ». Très belle phrase. Le passage où Camille méprise Perdican est aussi bien réussi. La personne interprétant Camille jour mieux qu'aux répétitions. Passage que j'affectionne moins quand ma main est
sur son épaule.
Puis viens le grand moment. Je réfléchis à ne pas me tromper de phrase. Puis Perdican lui crie dessus. « Elles te les ont fait toucher, elles ont coloré ta pensée virginAAAle des gouttes de leur sang. », cette phrase est bien dans mon esprit, je la vois bien, et je suis content de la façon que je la voyais. Apres, savoir si c'était bien ou pas, je ne peux pas juger. Je parle plus lentement qu'aux répets – je suis moins essoufflé !. Je finis par « et mon ennui. » Là, j'avoue avoir travaillé cette phrase. C'est la toute dernière, et je ne savais pas s'il fallait que je la monte, ou la descende. Alors, j'ai fait ce que j'ai pu.

Fin.

Noir.

Fini l'excuse pour ne plus être moi-même.

Salut final. On attend trois heures pour les présentations, chose que je désapprouve totalement. Cela ne sert à rien, c'est vraiment crétin.

On me fera des remarques. « C'est un repas-texte » ou bien qu'on avait un peu de mal à rentrer au tout début. On ne connaissait pas les antécédents. Et voilà bien les quelques reproches que je pourrais faire à cette chère personne qui est constamment rivé sur son nombril. Ce n'était pas un spectacle. Puis, je comprends parfaitement
le point de vue du public. Cette personne déclare que tout le monde connaît telle pièce. Ben non, mon pauvre... Pathétique... Puis Du point de vue des comédiens, du moins je parle pour moi, les autres je ne sais pas ce qu'ils en pensent, mais je n'ai pas aimé interpréter un moignon de personnages. Une phase de son évolution, de son histoire racontée. Le plus beau dans le fait d'avoir un personnage qu'on interprète constamment, c'est de le voir évolué dans l'histoire. C'est superbe ! Perdican était un personnage torturé, complexe, qui est différent dans les différentes périodes de l'histoire. Cela m'aurait réellement plu de le jouer en entier. Au début, il attise Camille. Il la trompe, lui déclare certaines choses, tu la roue de ces mots - mon passage – puis finis par se poser des questions sur ses actes. Et quelle remise en cause géniale ! C'est vraiment poignant, en parlant d'un point de vue théâtral et dramatique. La fin est tout bonnement cinglante et coupe le souffle.

Bref, tout ça pour dire que voir évoluer son personnage est très intéressant dans le jeu, et même pour soi. Moi, voilà, en ayant lu la pièce, ce qu'il disait, je n'ai pas accroché. Je ne le ressentais pas. C'est beau et poignant, mais... Enfin bon, s'il n'y avait que ça...


Le Spectacle est fini, très certainement mes dernières montées de marches, sentir les planches qui craquent, le fait de ne plus être quelqu'un d'autre, le temps d'une pièce. Cette sensation qui m'a poursuivi pendant si longtemps. Et qui fait partie de moi –excusez-moi pour mes envolées lyriques...- et qui va tant me manquer.

C'est con, mais mes iris sont arrosés.

Sourire. Triste.

Ma fin, ma dernière, je ne la voyais pas comme ça. Il me manque quelque chose. Je reste sur ma faim. Envie de connaître l'avis. J'ai besoin de savoir. Mais je crois que les Muets ont donné un mot d'ordre d'être comme eux. Je me promène dans un tunnel. J'entends les bruits de mes pas qui s'interrogent. Mais pas de son. Pas d'écho.
Fugitives pensées que je ne peux saisir... Ou qui ne veulent être prises.

J'ai un vide. Je ne sais rien de mes deux personnages, je ne sais rien des pensées qui émanent de ceux dont les iris se sont tournés vers ces
deux-là... Pas le temps ? Je ne sais pas. Mais la Tierce ne m'a pas frôlé. La Tierce qui exploite sans avant-goût, sans sentiments préalables.
Je ne sais pas si on comprend. Je n'arrive pas à déclarer. Ou je ne veux pas ? J'en sais rien...

Ha vis-de !
Ce que je cherche, ce
que j'ai. Impartial.

# Posté le samedi 24 juin 2006 18:16

Modifié le samedi 24 juin 2006 18:45

1, 2, 3

1, 2, 3
.
.
.
.
.

J....X A..........E !!!!









MeRcI











Moi aussi je vous aime !

# Posté le lundi 26 juin 2006 09:08

Moi, c'est le pain de mie. Et vous ?

Moi, c'est le pain de mie. Et vous ?
Apres les dindes, sur lesquelles mon don de publicitaire a émergé, j'ai trouvé un nouveau sujet pour étendre ses sacrés talents. Et c'est non sans orgueil de ma part que je le fais partager.

Alors, voilà, je suis fier de le crier et de vous faire part de ce nouveau sujet, et donc de mon nouveau slogan, qui me tient bien sûr à coeur.



Le Pain de mie, c'est bon.



Alors, je vous tends le micro, et je m'exclame, avec cet air si emballé comme le font les chanteurs :

A VOUS !

# Posté le samedi 01 juillet 2006 13:09

Modifié le samedi 01 juillet 2006 16:05

Les sabots n'arrivent pas à mes oreilles.

Les sabots n'arrivent pas à mes oreilles.
C'est étrange. Voilà l'heure fatidique arrivant avec ses sabots crottés de bonheur et de malheur. Et moi, je n'entends pas ses pas. je n'entends pas ses murmures, je n'entends pas son avancée, je n'attends pas. J'ai envie d'en prendre conscience. Entendre le bruit de ses sabots, entendre les morceaux de bonheur et de malheur qu'elle laisse deriere elle. Bon présage me diront certains. "C'est parce que tu ne t'en fait pas." Non... Bien sûr que non ! C'est sur, ce n'est qu'un petit examen, tres facile. D'ailleurs, j'ai pas bossé, j'ai préféré sortir, c'est plus interessant, et ça va me servir plus tard. "Tu es sûr du résultat." Mais non, bordel, arretez avec vos phrases qui n'ont de sens que dans votre bouche, mais aps dans ma tête !

Ce doit être bizarre d'etre sûr d'avoir réussi un examen. On avance dans la foule sans grande préoccupation car on a confiance... Ouais, je sais pas.

Débarqué sur la rive Palissy, je sentirai l'effervescence des gens. Jje marcherai jusqu'à la foule bouillonante. De loin je verrai les différentes classes de personnes... Je verrai les autres pleurer. De joie ou... D'autres qui tenteront de se frayer un chemin, comme moi. Je me demanderai meme comment j'atteindrai les feuilles blanches. Je me dirai que je peux tres bien attendre que tout le monde partent. Et puis merde, j'y vais. J'écraserai quelques pieds. Mais je m'en fourtai. On m'écrasera le pied. On s'en foutra. Je verrai de loin (plus ou moins bien... vive les myopes.). Je regarderai une partie de l'alphabet. Pas la bonne évidemment. Alors "S"... je chercherai. Ah ben c'est sur, je vais pas trouver, je suis dans les D. Bon... "L". "P". "R"... Ah... bientot. "S". c'est je te tiens. "Sar"... On me poussera, je perdrai le fil de ma quete. On reprend... "Sar"... Ah... Quelques petite secondes qui sépareront le moment où je verrai le résultat. J'y vais ou j'y vais pas ? Allez, mon coco, t'a pas perdu un orteil pour faire demi-tour... "Sar... Sartori Thibault". On me fera bouger et je verrai pas le résultat. De plus, je suis un peu maladroit avec mes yeux. Je ne sais pas lire droit s'il n'y a pas de petits points. Je verrai le mot affiché, que je relirai, car on n'est jamais sûr... Je repartirai, heureux ou...

J'espere qu'ils afficheront les résultats tôt, pas à 17h, quand tout le monde viendra et formera une foule. L'année derniere, les feuilles blanches avaient été pendues à 15h.

Araignée du soir, Espoir. Je n'ai pas d'araignée...

*CO2 recraché en abondance dans l'atmosphere*

J'ai comme l'impression que je ùon rencart avec Morphée sera repoussé à plus tard. Il n'a aucun moyen pour me prévenir, c'est bien dommage.


Bientot...

Peur d'enclencher le chrono.


*L'atmosphere sera un peu plus pollué aujourd'hui...*


Je m'en vais, passant à cette nuée humaine coincées entre un panneau et l'air. Et dire que j'en ferai parti. Avec un sentiment que j'espere sera celui que tout le monde veut.
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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 14:11